De l'autre côté

De l'autre côté
Endormie de l'autre côté de la rivière des ombres
sous un arbre dont les ramures me protégeaient
des yeux des autres, blottie dans la pénombre,
j'écoutais le doux murmure de l'eau qui ruisselait.

Mes yeux ,sous mes paupières frémissantes,
dérivaient de rêves en songe, tandis d'indolente,
je laissais la brise de son souffle me caresser,
au gré de ses vent en flagrances alizés.

Endormie de l'autre côté de la rivière des ombres
apaisée d'être morte, libérée des regrets,
je laissais les instants d'hier se sacraliser
afin que nulle obscurité ne parsème la pénombre.

Sur ma peau d'albâtre tressaillait un murmure
une onde voluptueuse en esquissait les contours
et mes reins cambrés en une sinueuse brisure
exsudaient le chagrin de mes dernières amours.

Endormie, de l'autre côté de la rivière des ombres
sous ton arbre filtrant la lumière du soleil
mes lèvres dessinèrent , attendant un tardif réveil
ton nom, par delà la froideur de la tombe...

Ysatis

# Enviado el viernes 08 de febrero de 2008 06:01

Tu me trouveras...

Tu me trouveras...
Dans les nuances de mauve sur le frappé de la nuit
dans l'instance offerte de mes rires sur les draps froissés
dans la douceur de tes caresses sur le satin de ma vie
dans l'envol de nos envies dans un soir de plaisir gorgé,
Tu me trouveras...

Dans la marche du soleil sur l'horizon gris délavé
en lisières des incertitudes qui crissent sur le pavé
sur le chemin offert de nos désirs partagés
dans l'impalpable miroir reflétant nos destinés nouées
Tu me trouveras...

Arpentant la vie comme une farouche mercenaire
allant dans les obscurités y chercher les éclats de lumière
apeurée mais sans envie de retour au seuil réfractaire
dans les allées de ce monde où nous marchons à découvert
Tu me trouveras...

En lisière de tes rêves, je me tiens sereine et confiante
il te suffit à toi aussi de pousser la porte des possibilités
alors tu entreras dans le sanctuaire où se fonde, miroitante,
La fluctuation parfaite de ma vie à tes envies forgées
Et tu me trouveras...

Ysatis

# Enviado el domingo 03 de febrero de 2008 14:16

C'était la nuit de Noël

C'était la nuit de Noël
C'était la nuit de Noël et ainsi allait elle sur le chemin
dans le froid ouaté d'un hiver en devenir elle allait par le vaste oubli.
Au ciel, les étoiles chantaient leur ode au mystère et à la nuit.
Ainsi allait elle au delà de la porte du rêve façonner un songe carmin.


un doux et joyeux Noël à qui passera ici ...
Ysatis

# Enviado el lunes 24 de diciembre de 2007 06:42

froide est la nuit

froide est la nuit
Froide sensation de vide qui m'étreint
En ces instants à dériver en solitude
Je me laisse à déployer au-delà de demain
Des espoirs de douceur et d'infinitude
Pour apprivoiser la nuit...

Froide désertion de mon esprit chagrin
En ces heures à survivre solitude
Je me blesse aux murs de parpaings
Qui me retranchent en servitude
Pour assassiner la nuit...

Froide impression avide d'un rien
En ce temps à noyer solitude
Je me leurre à attendre matin
Qui ne viendra en mansuétude
Que pour chasser la nuit...

Froide illusion qui glace mes mains
En ces jours à ne caresser que solitude
Je m'exile à ne penser qu'au lointain
Où ton âme s'apaise en lassitude
Pour savourer la nuit...

Ysatis


# Enviado el miércoles 19 de diciembre de 2007 14:46

Genèse

Genèse
Fascinant est l'acte créateur, le premier pas vers l'architecture infinie qui se dissimule au creux de nos jeux de mains...

Écrire en mes mots les délires de vos mains sur moi ; laisser courir les phrases en syncopes brûlantes sur le vélin de mon désir de vous.

Dire que mon corps épouse ses fins du monde quand vous le touchez, quand vous l'approchez.

Quand votre souffle effleure ma nuque de vos mots de désir, quand je sens dans mes veines rouler les plaintes de mon plaisir en attente.

Dire ce que vos mains sur moi éveillent de monde en suspens, quand elles dessinent en mes vallons et vallées de sinueux chemins empruntés dans le silence de nos respirations mêlées.

Explorer la fusion de vos doigts dans l'antre qui abreuve la folie de mes mains dans l'incoercible faim de vous.

Façonner mille dessins en dessein d'appréhender la frontière impalpable qui régit le réel de nos fantasmes.

Dire mes mots sur le granité de votre peau, dans le dessin de mes doigts ; écrire le doux va et vient de mon inspiration sur vous, le champs gravitationnel qui s'immerge dans la voie lactée en devenir, l'intense germination de nos aspirations premières, le commencement de nos mondes en genèse....

Et dessiner sur nos à corps à quatre mains le chant de nos accords.

# Enviado el jueves 13 de diciembre de 2007 15:38