A L'AUBE, DANS LA FORET
Un nouveau jour dans l'ombre de la forêt;
les esprits ancestraux dorment encore en silence
à l'abri des piliers vivants en opalescence
au coeur des troncs noueux qui respirent la Paix.
Marchant d'un pas serein la gente demoiselle
chantonne à mots tout bas, le bel hymne au soleil.
L'aube, pourtant, ne s'en est pas encore montrée
qu'elle offre à la Nature son chant d'Eternité.
Dans le bruissement assourdi des feuilles qu'elle effleure
Quelques farfadets entrouvrent étonnés leurs yeux;
ça et là, des oiseaux s'envolent dans les cieux
piaillant joyeusement le retour à la Vie qui affleure.
Elle sourit, la Fée aux cheveux flamboyants;
son regard d'ambre en feu passe sur l'horizon.
Elle s'avance, sinueuse, sous les hautes frondaisons
ses doigts effilés en caressent les troncs d'argent.
Du jour qui naît, elle s'irrigue les veines,
ses pieds, foulant la mousse, la rendent sereine:
Une douceur offerte aux habitants discrets
qui la suivent du regard à l'abri des grands cyprès.
Près de l'étang où s'éveillent les fragrances enivrantes
de toutes les fleurs endormies, frissonnantes,
elle contemple l'onde à peine évanescente
des promesses de l'eau qui maintenant la tente.
Au dessus des rameaux qui la couvrent de mystère
le soleil étend sur elle ses rayons réfractaires...
Elle s'offre impudique à cette douce lumière
qui irise ses cheveux de lueurs aurifères.
D'un geste gracieux, elle repousse les pans
du tissu soyeux qui la vêtait de blanc....
La forêt, un instant, de son souffle en rupture
apprécie l'offrande faite à mère Nature.
Le chant s'amplifie à présent de sa voix
la nymphe, la fée, lentement tend ses bras.
L'air vibre d'un millier de murmures
qui résonnent, harmonie, sous le toit des ramures.
O, divin instant où tout communie en ce lieu:
des aurores naissantes, aux simples ressentis.
La magie silencieuse en atteint l'acmé de la Vie
quand la rêveuse, à la nuit, doucement dit adieu.
Frissonnant, incantatoire, son chant, pur, ne désole
ni l'onde de l'étang, ni la forêt qui somnole.
Une nouvelle aube se lève, peuplée de ses rêves;
ses yeux s'illuminent, un sourire sur ses lèvres...
Un nouveau jour, dans l'ombre de la forêt.
Les Esprits millénaires s'éveillent doucement:
Avec le vent, en écho, dans les filigranes du temps,
le chant de la fée s'éteint au coeur de la futaie.
Ysatis
Un nouveau jour dans l'ombre de la forêt;
les esprits ancestraux dorment encore en silence
à l'abri des piliers vivants en opalescence
au coeur des troncs noueux qui respirent la Paix.
Marchant d'un pas serein la gente demoiselle
chantonne à mots tout bas, le bel hymne au soleil.
L'aube, pourtant, ne s'en est pas encore montrée
qu'elle offre à la Nature son chant d'Eternité.
Dans le bruissement assourdi des feuilles qu'elle effleure
Quelques farfadets entrouvrent étonnés leurs yeux;
ça et là, des oiseaux s'envolent dans les cieux
piaillant joyeusement le retour à la Vie qui affleure.
Elle sourit, la Fée aux cheveux flamboyants;
son regard d'ambre en feu passe sur l'horizon.
Elle s'avance, sinueuse, sous les hautes frondaisons
ses doigts effilés en caressent les troncs d'argent.
Du jour qui naît, elle s'irrigue les veines,
ses pieds, foulant la mousse, la rendent sereine:
Une douceur offerte aux habitants discrets
qui la suivent du regard à l'abri des grands cyprès.
Près de l'étang où s'éveillent les fragrances enivrantes
de toutes les fleurs endormies, frissonnantes,
elle contemple l'onde à peine évanescente
des promesses de l'eau qui maintenant la tente.
Au dessus des rameaux qui la couvrent de mystère
le soleil étend sur elle ses rayons réfractaires...
Elle s'offre impudique à cette douce lumière
qui irise ses cheveux de lueurs aurifères.
D'un geste gracieux, elle repousse les pans
du tissu soyeux qui la vêtait de blanc....
La forêt, un instant, de son souffle en rupture
apprécie l'offrande faite à mère Nature.
Le chant s'amplifie à présent de sa voix
la nymphe, la fée, lentement tend ses bras.
L'air vibre d'un millier de murmures
qui résonnent, harmonie, sous le toit des ramures.
O, divin instant où tout communie en ce lieu:
des aurores naissantes, aux simples ressentis.
La magie silencieuse en atteint l'acmé de la Vie
quand la rêveuse, à la nuit, doucement dit adieu.
Frissonnant, incantatoire, son chant, pur, ne désole
ni l'onde de l'étang, ni la forêt qui somnole.
Une nouvelle aube se lève, peuplée de ses rêves;
ses yeux s'illuminent, un sourire sur ses lèvres...
Un nouveau jour, dans l'ombre de la forêt.
Les Esprits millénaires s'éveillent doucement:
Avec le vent, en écho, dans les filigranes du temps,
le chant de la fée s'éteint au coeur de la futaie.
Ysatis
